Retour d’effort sur écran tactile : de la vibration au tixel

Retour d’effort sur écran tactile : de la vibration au tixel


Un utilisateur de tablette, smartphone ou autre terminal mobile à écran tactile a besoin de savoir si sa machine a bien compris qu’il vient d’appuyer sur un bouton virtuel affiché à l’écran. Les concepteurs d’interfaces utilisent principalement deux méthodes (cumulables) pour donner ce retour d’information (feedback) :

• Le retour d’effort : en faisant vibrer tout le terminal pour symboliser la pression d’une partie de l’écran. C’est facile à mettre en œuvre, ça marche assez bien. Mais c’est limité à une pression à la fois (pas de multitouch) et c’est un retour très binaire (qu’on effleure ou qu’on frappe son écran, seule la durée de vibration peut varier, pas vraiment son intensité.

La substitution sensorielle : en utilisant l’ouïe ou la vision de l’utilisateur à la place de retour tactile on peut arriver à tes effets plus localisés. On utilise alors des sons, ou des effets visuels pour indiquer que la touche est « pressée ».

Pour le son, on utilise essentiellement des « clics » qui rappellent l’usage d’un bon vieux clavier ou d’une souris

Pour le visuels, les effets courant sont
– l’illumination : un halo lumineux indique l’activation de la touche.
– l’ombrages : pour pousser la métaphore de l’enfoncement.

– la délocalisation de la touche (mini pop up) qui permet d’afficher la touche pressée alors qu’elle est occultée par le doigt de l’utilisateur (pour une fois un sort de la métaphore pour entrer dans l’idiomatique http://www.multimedialab.be/doc/alan_cooper.htm)

 

La société Finlandaise Senseg a mis au point un dispositif de retour tactile qui ne génère pas de vibrations mécaniques et qui peut se coupler à une interface multitouch + écran.

L’avantage de se passer des vibrations mécanique, c’est de pouvoir localiser l’effet (on ne fait plus vibrer la totalité de l’appareil) et d’éviter la perturbation sonore crée par un moteur.

Le dispositif utilise des minuscules céllules nommées tixel (pour « tactile pixels ») qui génères des champs électriques. L’intensité de chaque tixel est contrôlable, ainsi à l’instar des pixels qui génèrent une image, les tixel génèrent une texture dynamique que l’on ressent passant le doigt sur la surface.

 

Quand on examine de plus près la description que fait Senseg de son produit on peut lire que les champs magnétiques « s’étendent sur plusieurs millimètres au-dessus de surface de l’appareil ». Ce qui offre la possibilité de donner des sensations tactiles lors du survol d’une zone.

Couplez cette technologie avec une détection de la présence du doigt avant le contact avec la surface de l’écran ( cf brevet Apple cité dans ce billet ), et vous obtiendrez la prochaine grande évolution des interfaces tactile multitouch.

Si vous passez à Helsinki ou Tokyo, vous pouvez contacter Senseg pour tester le dispositif.

Source : springwise

http://www.createlier.org/atelier/archives/1692

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