Universités : pourquoi le classement de Shanghai ne réussit pas à la France – Capital.fr

Universités : pourquoi le classement de Shanghai ne réussit pas à la France

Universités : pourquoi le classement de Shanghai ne réussit pas à la France
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Avec seulement 3 universités dans le top 100 mondial du dernier classement de Shanghai, les établissements français font les frais de critères de comparaison discutables.

Encore un mauvais millésime pour les universités tricolores. Seuls trois établissements français – Orsay Paris-Sud 11 (40ème), Pierre-et-Marie-Curie Paris 6 (41ème) et l’ENS d’Ulm (69ème)- figurent dans le top 100 du classement de Shanghai 2011, loin derrière les facs américaines qui trustent 17 des 20 premières places !

Ces résultats ne sont pas étonnants car les critères retenus par Shanghai pénalisant nos facs. L’université de Jiao Tong a élaboré 6 indicateurs, essentiellement basés sur la recherche scientifique (nombre de prix Nobel et de médaille Fields parmi les anciens élèves et parmi les chercheurs, de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines, d’articles publiés dans les revues Nature et Science…). Ni l’insertion professionnelle des étudiants ni leur salaire post-diplôme ne sont pris en compte par les Chinois, ce qui pénalise la France. Au total, seules 21 facs tricolores figurent dans le classement de Shanghai, alors que les Etats-Unis affichent 151 classées, l’Allemagne 39 ou le Royaume-Uni 37.

Autre explication : l’organisation même de l’enseignement supérieur français n’est pas appropriée à ce type de classement. D’abord, notre système éducatif distingue les universités et les grandes écoles. Ensuite, la recherche dépend à la fois des universités et des organismes de recherche tels le CNRS, qui ne sont pas retenus par Shanghai.

Seuls les établissements qui ont un pôle de recherche conséquent se démarquent. A Orsay, par exemple, plus de la moitié des locaux sont dédiés à la recherche. Le plus grand campus de l’Hexagone, qui accueille 27.000 étudiants, compte par ailleurs un prix Nobel de physique (Albert Fert en 2007) et deux médailles Fields (en 2006 et 2010). Résultat : il gagne 5 places en un an et devance pour la première fois l’Université Paris 6 Pierre-et-Marie-Curie (41ème) et l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm (69ème).

Les 10 meilleures universités françaises selon le dernier classement de Shanghai

1. Université d’Orsay Paris-Sud 11 (40ème)

2. Université Pierre-et-Marie-Curie Paris 6 (41ème)

3. Ecole normale supérieure d’Ulm (69ème)

4. Université Paris-Diderot Paris 7 (102-150ème)

5. Université de Strasbourg (102-150ème)

6. Université Joseph Fourier Grenoble 1 (151-200ème)

7. Université Paris-Descartes Paris 5 (151-200ème)

8. Université Claude-Bernard Lyon 1 (151-200ème)

9. Université Paul Sabatier Toulouse 3 (201-300ème)

10. Université de Lorraine (201-300ème)

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